Pratiques  n° 121-122 « Les écrits universitaires » (juin 2004) Présentation Yves Reuter Analyser les problèmes de l’écriture de recherche en formation L’écriture de recherche en formation, et les difficultés qui lui sont attachées, constitue un domaine d’investigation encore récent. Ce type d’écriture est d’abord défini à partir des notions de pratiques, de genres et de sphères socio-institutionnelles (recherche / formation). Puis, après avoir présenté deux modes d’approche des dysfonctionnements, fondés sur dimensions et lieux textuels, l’auteur en montre les limites dans la perspective d’interventions possibles, du point de vue de l’organisation des problèmes et de leurs causes potentielles. Il présente et met en débat dans cette optique trois cadres explicatifs envisageables : ceux de l’absence, des représentations et des dysfonctionnements. (Lire l'article...) Marie-Christine Pollet Appropriation et écriture de savoirs chez des étudiants de première année.
Une voie difficile entre stockage et élaboration Cet article tente de mettre en regard certaines difficultés scripturales rencontrées par des étudiants en situation d’examen et les écrits des enseignants eux-mêmes, servant de base à l’évaluation : version écrite du cours et énoncés des questions d’examen. Les caractéristiques de ces écrits professoraux peuvent en effet avoir des répercussions non négligeables sur les productions des étudiants. La (re)connaissance de cette influence permettrait, en plus du travail à mener auprès des étudiants, d’amener les enseignants à réfléchir à leurs pratiques de communication des savoirs dans leur discipline, et, le cas échéant, à les aménager.
(Lire l'article...) Isabelle Laborde-Milaa Auto-reformulation et investissement du scripteur : abstracts et quatrièmes de couverture de mémoires de maîtrise L’article examine les modalités d’écriture, les effets et l’intérêt didactique d’une double tâche demandée à des étudiants de maîtrise : produire un abstract (ou résumé) et une quatrième de couverture à partir de leur mémoire professionnel. L’enjeu de l’analyse est de cerner et interpréter les stratégies mobilisées par les scripteurs, tant dans la reformulation du travail antérieur que dans la construction d’une identité énonciative, hétérogène ou unifiée – deux dimensions qui s’articulent différemment dans chacun des textes. On observera comment chaque genre se construit dans le respect de ses normes mais aussi dans la variation et les échanges avec l’autre genre. Le passage d’un genre à l’autre modifie les constructions textuelles et les manières discursives, certes, mais jusqu’où et pour quel gain ? Finalement, ces textes en binôme interrogent les degrés et les formes de la réflexivité dans la gamme des exercices censés accompagner la recherche. (Lire l'article...) Résumés des articles Pratiques  n° 123-124 « Polyphonie  » (décembre 2004) Présentation Mohamed Kara Reformulations et polyphonie L’article s’attache à décrire des séquences de reformulations paraphrastiques et non paraphrastiques, sous un angle spécifiquement polyphonique. Après une évocation des distinctions généralement retenues entre les deux formes identifiées de la reformulation, le propos se centre sur les marqueurs reformulatifs et les comportements polyphoniques qu’ils impriment aux séquences discursives dans lesquelles ils sont insérés. Quelle que soit leur nature, ces marqueurs soulignent des partitions énonciatives internes ou externes, au service de la construction d’un ethos discursif. Dans le premier cas on parlera  d’ipséité  au sens où la polyphonie est commandée par la partition du locuteur ; dans le second on parlera  d’extranéité  dans la mesure où la reformulation est légitimée par une instance extérieure au scripteur : code, doxa, encyclopédie ou encore recours aux faits (factualité). (Lire l'article...) Anne Leclaire-Halté Un album « polyphonique » au cycle III  Les documents d’application des programmes (Littérature cycle des approfondissements) préconisent la lecture de certains ouvrages de littérature de jeunesse :
« Les œuvres qui ont été sélectionnées permettent aux enfants d’interroger les valeurs qui organisent la vie et lui donnent une signification. » (2002 : 8)
Après avoir montré, à titre d’exemple, la complexité formelle de l’un de ces ouvrages préconisés,  Histoire à quatre voix  d’Anthony Browne, nous rendons compte d’un entretien semi-dirigé avec des élèves de CM1 après leur première lecture de cet album. Cet entretien met en évidence :
– que la polyphonie (ici au sens de polyfocalisation narrative) est loin d’être la seule source de difficulté rencontrée par les élèves ;
– que la quantité de problèmes formels rencontrés lors de cette première lecture est un obstacle à toute lecture identificatoire et/ou émotionnelle.
L’enseignant ne doit-il pas alors clarifier ses objectifs en matière de formation du jeune lecteur selon le type d’ouvrage qu’il propose à ses élèves ? Et ne peut-on avancer que des livres et albums peu sophistiqués formellement peuvent néanmoins être intéressants en ce qu’ils suscitent lecture identificatoire et émotions et permettent des débats sur les valeurs tout autant que des ouvrages à visée plus esthétique ? (Lire l'article...) Résumés des articles © CRESEF - Tous droits réservés

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